Prochain spectacle :: CDM (Québec) :: BCI (Montréal) Dernière confirmation: Amon Amarth/Ensiferum (17/10/2008)  
   


Gates of Metal 2004
  30 juillet 2004

Journée de déplacement vers le lieu de notre 1er festival du voyage, le Gates of Metal. Il va sans dire que la ville d'Hultsfred sera ce soir témoin de nos écarts de conduite au nom du metal !
 

30 juillet 2004
  En route vers Hultsfred

« Wake up call » à 8 heures am, le temps d’une courte douche et on se dirige vers la gare centrale histoire de « booker » notre train en direction d’Hultsfred, lieu de notre premier festival métal du voyage, le « Gates of Metal ».

 

 

Arrivés à la gare, bien que nous ayons déjà acheté, à fort prix, notre Eurail pass, on nous avise qu’il nous faut prendre un numéro et aller réserver notre place dans le train malgré tout. La petite machine à numéros étant défectueuse, s’ensuit une course folle et désordonnée vers les comptoirs pour en arriver à notre but. Une fois face au préposé, premier désagrément du voyage: notre train nécessite un supplément en raison de son statut de luxe, un peu la même situation que pour les trains à grande vitesse. Nous devons donc allonger 221 couronnes suédoises (+- 40$ CAN) additionnelles pour y réserver notre siège. Le préposé rempli également notre passe de train tout croche et doit nous ajouter un paquet d’étampes pour « régulariser » le tout. Un peu chiant certes, mais comme nous sommes en route pour un festival metal européen, rien ne peut atteindre notre bonne humeur, pas même la lourdeur insoutenable de nos sacs à dos.

 

 

Comme tout est maintenant en règle et que notre train ne quitte la gare qu’à 11h20, c’est l’heure du déjeuner et, par le fait même, de notre premier McDo du voyage. Un trio quart de livre avec fromage, 47 SEK ou environ 8.35$ CAN. L’ayant déjà « expérimenté » dans un bon nombre d’autres pays, je ne suis nullement surpris par le fait que mon lunch goutte exactement la même chose qu’à la maison. Une fois notre repas terminé, comme il nous reste encore quelques précieuses minutes, nous décidons d’écrire nos premières cartes postales, histoire qu’elles n’arrivent pas trois semaines après notre arrivée. Nerveux comme toujours, Pierre poste une carte postale pour sa douce sans y inscrire d’adresse, gageons que celle-là mettra un bon moment pour se rendre à bon port !!!

 

 

À notre entrée dans le train, un groupe de militaires a déjà squatté nos sièges, si bien que nous nous assoyons un peu n’importe où, en attendant de voir si quelqu’un réclamera son siège. Évidemment, cela arrive mais la jeune fille en question, jolie comme la majorité des Suédoises rencontrées jusqu’ici, finira gentiment par s’asseoir à côté pour ne pas déranger notre forte pile de bagages. Comme nous avons l’air de véritables touristes, nous ferons par la suite sa connaissance et entamerons une intéressante conversation sur la Suède et le Canada et leurs nombreuses différences. Elle se nomme Jessica et se dirige également vers Hultsfred où ses parents ont une maison d’été. Fait à remarquer, elle a en sa possession le passeport le plus abîmé de la planète entière, disons simplement qu’il ne tient plus en un seul morceau depuis longtemps !!! Son suédois sera grandement apprécié lors de notre correspondance de train, car nous n’avons que quelques minutes. Une fois à destination, son père nous emmènera même à la banque à 2:59 (1 minute avant la fermeture !!!!) pour changer quelques euros en SEK qui serviront ensuite à acheter de la bière et tous les autres items ESSENTIELS à ce premier festival.

 

 

Ne nous reste maintenant plus qu’à prendre la navette qui nous mènera sur le site même du festival … 15 SEK, plus ou moins 3$ CAN. Une fois sur place, nous choisissons de monter la tente avant tout autre chose, cela nous permettra de nous débarrasser de nos lourds bagages le plus rapidement possible, ainsi que d’amorcer la prise de bières. Le Gates of Metal étant un  petit festival, nos ententes médias ne nous donnent pas accès à un endroit particulier pour le coucher, nous sommes sur le même terrain de camping que la foule qui commence tranquillement à se pointer. La tente étant ultra simple et rapide à monter, nous nous retrouvons bière (S !!!) en main en un rien de temps. Pierre découvre alors une façon toute simple d’augmenter son beer count, renverser cette dernière sur la plancher de la tente !!! Une fois le tout épongé, nous décidons de sortir du camping pour aller inspecter le site même du festival, endroit de rêve où auront lieu le lendemain nos premiers shows du voyage.

 

 

Comme tout n’est pas encore 100% prêt, nous devons nous identifier et aussi demander Tobbe, notre contact pour la presse, afin d’avoir accès au terrain. On nous accorde quelques minutes pour faire un tour rapide avant de gentiment nous demander de revenir demain après avoir obtenu nos passes de presse. Nous retournons donc au camping pour y boire encore quelques bières et faire la connaissance de nombreux métalleux.

 

 

Bière en main, nous nous faisons tout plein de nouveaux amis juste à mentionner que nous sommes Canadiens !!! La foule, en grande majorité (et peut-être même en totalité !) semble provenir du pays hôte, la Suède. Quelques vaillants suédois décident alors de nous initier à l’une des coutumes du pays : le SNUS, une sorte de tabac à chiquer ultra salé et dégueulasse. Légère omission de leur part au départ, nous mentionner que 2 personnes sur 3 vomissent à leur premier essai... Ce qui fut mon cas, au grand plaisir de Pierre, qui lui, tient fièrement le coup !!! Plusieurs rasades d’eau et quelques longues marches sur le camping plus tard, je suis de retour à la case départ, Blagul (la bière locale la moins chère) en main, prêt pour une courte nuit METAL !!!

 

 

Plus la journée avance, plus le camping se remplit et plus nous avons de nombreux voisins, tous aussi sympathiques les uns que les autres. Certains monteront même leur tente à l’endroit exact où j’ai « évacué » le fameux SNUS une couple d’heures plus tôt. On rencontre ainsi un paquet de trippeux qui ont tous un important point en commun : le metal !!! Deux d’entre eux nous serviront d’interprètes par moment et éloigneront les nombreux gais tentant de nous faire la cour ... On dira d’eux qu’ils ont un « gay meeter ». Nous en viendrons vite à la conclusion qu’ils sont les deux seuls hétérosexuels suédois sur ce camping... de bons vivants un peu extrémistes !!!

 

 

Au fil de nos conversations, un sujet revient sans cesse, la facilité pour nous, si le cœur nous en dit, de faire la connaissance (plus intime, il va sans dire) de certaines jolies suédoises. Simple méthode s’il en est une, les aborder de la façon suivante : « Salut, je suis Canadien, ça te tentes-tu de baiser avec moi ??? » Il parait que le taux de réussite aurait été d’environ 2 sur 10 et même 3 ou 4 sur 10 avec un peu d’insistance. Étant de sages et fidèles metalleux, nous ne pouvons vous confirmer si ces chiffres sont tirés d’une étude sérieuse ou d’une simple conversation arrosée. Chose certaine, le contenu de certains échanges nous laissera croire que ça aurait été assez « easy » … En gardant évidemment à l’idée que nous sommes deux forts beaux bonhommes, le résultat aurait bien pu être différent dans le cas de mecs moins attirants !!! On finira tout de même par apprendre une phrase qui pourra toujours servir lors d’un prochain voyage puisqu’elle ne fut d’aucune utilité cette fois-ci : Vei Sa Patana (aucune idée de l’orthographe), qui veut simplement dire « show me your tits », un classique !!!

 

 

Comme le jour commence à se lever, il est maintenant 4 :30 AM, nous enfilons quelques hot-dogs à 15 SEK avant d’attraper quelques courtes heures de sommeil avant le grand jour. Le metal étant encore et toujours à l’honneur à cette heure tardive, nous utilisons des bouchons afin de trouver le sommeil.

 
 
  Page 1   2