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Nightwish
  Dark Passion Play :: 8 octobre 2007

Décidément, Nightwish est un groupe dont nous aurons entendu parlé durant la dernière année. Avec le congédiement de la chanteuse originale, le groupe n’a certainement pas précipité l’annonce de la remplaçante qui chausserait les énormes bottines laissées par la belle Tarja. Il est évident qu’un groupe de l’envergure de Nightwish aura pris tout son temps pour choisir la candidate idéale pour l’évolution du groupe. Évidemment, puisque la comparaison avec Tarja serait inévitable, il n’était que logique que le groupe tente de s’éloigner un peu de l’approche opératique afin de rendre une telle argumentation illusoire. À partir de maintenant, il y aura donc deux époques de Nightwish. Celle de Tarja étant maintenant révolue, concentrons-nous sur la période Anette. À la croisée des chemins, Dark Passion Play aura été l’un des albums les plus anticipés de l’année. Est-ce que le produit aura fait autant de bruit que les nouvelles à son sujet? Chose certaine, il fait jaser!

 

L’écoute commence avec la pièce la plus épique de l’album, The Poet and the Pendullum. Déjà, les différences entre ce qui sera bientôt connu sous le nom de "nouveau Nightwish" et le reste de la carrière du groupe se font sentir. Mené par une voix beaucoup moins large et chaude, Nightwish semble adopter une approche plus pop dans les nouvelles compositions. Bien que la voix d’Anette soit plus timide, elle possède cependant un registre plus varié que celle de Tarja. Cette nouvelle voix ouvre les portes à des refrains mémorables et des mélodies chantées spectaculaires. D’excellents exemples de refrains accrocheurs sont The Poet and the Pendullum, Bye Bye Beautiful ainsi que Amaranth.

 

Cette critique pourrait s’étendre pendant des pages et des pages à ne parler que de la voix d’Anette par rapport à celle de Tarja, mais n’oublions surtout pas la musique. Depuis Once, rien n’a beaucoup changé. Peut-être ce nouvel opus laisse-t-il plus de place aux orchestrations mais l’essence de la musique reste la même. Outre quelques mélodies, la guitare est présentée de façon très modeste. Il est clair que ce n’est pas sur Dark Passion Play que Emppu se fera des nœuds dans les doigts. Est-ce que la guitare a déjà été la force de Nightwish? Certes, elle a déjà connu des arrangements plus extravagants mais la simplicité, dans ce cas-ci, ne peut lui être reprochée.

 

Les compositions sont donc principalement menées par l’orchestration et la voix. Dans l’ensemble, les chansons présentées sur Dark Passion Play sont excellentes, à l’exception d’un creux créatif dans le milieu de l’album. Jusqu’à Cadence of Her Last Breath, nous avons droit à un Nightwish en pleine forme, la créativité sort de partout et les pièces en bénéficient grandement. C’est avec Master Passion Greed que le tout semble se gâter. Un amas de riffs qui collent très mal ensemble, une voix quelque peu désinvolte de la part de Marco ainsi que des arrangements plus ou moins consistants font de ce titre un bel exemple de longueur. Dommage, puisqu’il s’agit de la pièce qui déménage le plus sur l’album. Le creux créatif persiste avec l’inutile Sahara dont la présence n’aura servi qu’à en parler négativement, finalement. Heureusement, on reprend du poil de la bête avec Eva et le reste de l’album qui se termine de façon grandiose avec des pièces beaucoup plus uniques, empreintes d’influences celtiques et folkloriques.

 

Finalement, ce qui aura été un des albums les plus attendus de 2007 en aura valu la peine. Dark Passion Play marque le premier album de la deuxième ère de Nightwish. Gageons que ce nom sera répété plus d’une fois dans les mois à venir.


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Critique par Fred Laroche
Note 7.5
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  Auteur Fred Laroche
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