Prochain spectacle :: CDM (Québec) :: BCI (Montréal) Dernière confirmation: Kreator/Exodus (13/04/2009)  
   


Ross the Boss
  New Metal Leader :: 19 août 2008

Il fut un temps où le métal se devait d’être plus grand que nature. Tout le monde s’autoproclamait plus fort ou plus lourd que les autres. Suivant cette idéologie de la vieille école, le guitariste Ross the Boss, ex-membre de la célèbre formation Manowar, nous propose un album qui, selon le titre, devrait régner sur la scène métal cette année ! En effet, celui qui porte déjà un nom de chef offre un album intitulé New Metal Leader. Pourtant, outre l’aigle glorieux qui décime à lui seul une armée à l’aide d’un marteau de guerre sur la pochette du disque, il n’y a pas grand-chose de réellement conquérant sur l’album pour justifier un titre aussi arrogant.

 

Il nous est tous déjà arrivé de sortir un vieil album d'un groupe de seconde main par nostalgie en se disant qu’il y avait quelques bons morceaux dessus. C’est toujours agréable de redécouvrir ces vieux tubes qui nous ont fait lever le poing il y a quelques années alors que nous prenions une pause de nos groupes favoris pour découvrir ceux qui tentaient tant bien que mal de faire la même chose qu’eux. Le problème avec New Metal Leader, c’est qu’il en est déjà à ce statut. Avant même d’y avoir prêté une écoute complète, on a déjà soupé des riffs simplistes et des hymnes au dieu du tonnerre. Sérieusement, laisser Thor en paix avec son enclume ne ferait pas de tort!

 

L’album débute avec Blood of Knives, qui est d’ailleurs l’une des meilleures pièces de l’album. On y reconnaît le style particulier de Ross the Boss à la guitare avec ses transitions légèrement influencées par le vieux rock et le blues américain. On y remarque également le talent des musiciens accompagnant Ross dans sa cavalerie. L’effort de Patrick Fuchs au chant doit d’ailleurs être souligné, même si celui-ci semble se tenir dans un registre sur la fine ligne de ses propres limites. I Got the Right poursuit avec une dose ridicule de clichés. Allons, il y a longtemps que tout le monde a compris que le métal n’est pas réellement en danger et que nous n’avons pas vraiment besoin de le défendre! En plus des paroles vraiment ordinaires, le riff répétitif devient lassant très rapidement.

La croisade se poursuit avec quelques bons titres consécutifs. Death & Glory et Plague of Lies sont deux bons extraits suivant des tempos différents, montrant ainsi l’efficacité de Ross the Boss dans les passages rapides autant que dans les plus lents. Le vrai bijou de l’album, cependant, c’est God of Dying. Cette excellente chanson débute en ballade mais construit sur un furieux hymne au dernier souffle du guerrier. Cette sixième pièce marque l’apogée de l’album mais aussi l’atteinte du seuil de tolérance aux extravagances de Fuchs. Tout le monde aime bien lorsqu'il y a beaucoup de crémage sur son gâteau. Cependant, lorsqu'il y a trop de garniture, la pâtisserie se change vite en tarte à la crème de farces et attrapes bonne à balancer au visage d'un clown. En ce sens, on peut dire que Patrick Fuchs en met beaucoup trop lorsque vient le temps de garnir la musique de Ross the Boss avec sa voix.

La pièce qui succède God of Dying en est une pénible. May the Gods be with You ressemble à une chanson de glam rock prise dans une armure de métal. Constantines Sword comporte un effet atroce dans la voix, rendant son écoute pénible. Décidément, si ce n’était pas de We Will Kill, qui n’est pas si mal après tout, la seconde moitié de cet album serait médiocre. En effet, c’est le mot juste pour décrire l’impression que laissent collectivement Immortal Son, Matador, Constantines Sword et l’atroce May the Gods be with You.

Eh bien, monsieur Ross, de quoi êtes-vous le boss au juste ? Peut-être ce guitariste autrefois influent devrait songer à changer son nom pour Ross the Chief. Là, au moins, ça réflèterait bien ses activités courantes, soit cuisiner encore et encore une musique qui pourrait être qualifiée de malbouffe auditive. Pris individuellement, les mots du titre de l’album ne sont qu’au tiers vrais. New ? Il n’y a rien de nouveau là-dessus! Metal ? Hors de tout doute, c’est bel et bien du métal! Leader… désolé, trop facile !

  Information   Description
Critique par Fred Laroche
Note 5.5
Profil du groupe Ross the Boss
Toutes les critiques de Ross the Boss
  Auteur Fred Laroche
  Note 5.5
  Profil Ross the Boss
  Toutes les critiques de Ross the Boss
 
  Page 1 2 3 9