Prochain spectacle :: CDM (Québec) :: BCI (Montréal) Dernière confirmation: Kreator/Exodus (13/04/2009)  
   


Amon Amarth
  Twilight of the Thunder God :: 26 septembre 2008

Les critiques de disques affirment fréquemment que tel ou tel album « donne vraiment le goût de bouger ». Eh bien, c’est certainement le cas du septième album studio d’Amon Amarth. Mais malheureusement pour les voisins, ce n’est pas « bouger » comme dans se trémousser le popotin, mais bien « bouger » comme dans courir sur un champ de bataille, masse d’armes à la main, avec la ferme intention d’aplatir quelques crânes. En effet, les death-métalleux suédois nous offrent cet automne un long chant de guerre diablement entraînant et efficace, avec la furie d’une armée d’orques et la discipline de l’Armée Rouge.

Twilight of the Thunder God marque certainement un point tournant dans l’évolution créative d’Amon Amarth. Première constatation frappante : les pièces de l’album démontrent des qualités mélodiques étonnantes, et s’aventurent sans hésitation sur le terrain du power metal. Les refrains sont terriblement accrocheurs dès la première écoute, les passages instrumentaux sont très soignés et, dans son ensemble, l’album dégage une énergie très communicative. Il faut dire que malgré leur nouveau son plus raffiné et riche en nuances, le groupe est demeuré fidèle à ses origines plus brutales. C’est peut-être pourquoi ces nouvelles influences passent si bien. Le rythme simple et les riffs percutants des différentes chansons de Twilight of the Thunder God en font un album très agréable à entendre, qui réconfortera votre âme de guerrier à chaque écoute.

Ainsi, Amon Amarth dévoile son jeu dès la première chanson, qui porte d’ailleurs le nom de l’album. Puissante, simple et entraînante à la fois, elle possède toutes les qualités d’un hymne à la guerre… sans oublier le solo de Roope Latvala de Children of Bodom, premier de trois invités spéciaux dont le disque bénéficie grandement (une autre première pour le groupe suédois). Par la suite, Free Will Sacrifice et Where is your God plairont certainement aux fans de la première heure, avec les riffs hypnotiques et les chants féroces d’un Johan Hegg en pleine forme. Je ne peux pas passer sous silence Guardians of Asgaard, classique instantané au rythme lent et menaçant. Les grognements de Lars Göran Petrov d’Entombed restent en tête longtemps après l’écoute, et il ne serait pas étonnant qu’Amon Amarth joue cette pièce en concert sans relâche durant les années à venir.

Malgré son côté brut, Twilight of the Thunder God est un album drôlement bien façonné. Les chansons plus mélodiques sont d’ailleurs souvent enrichies d’instrumentations assez intéressantes. Les excellentes percussions sont plus pures et distinctes, alors que les claviers prennent désormais plus de place. Le meilleur exemple demeure Tattered Banners and Bloody Flags, dont la mélodie est appuyée par des cuivres et même par un semblant de chorale. Le résultat est franchement réussi, et rappelle par moments les meilleurs passages de Summoning, duo autrichien également très inspiré par l’œuvre de Tolkien.

L’intérêt pour des pièces plus mélodiques se traduit également par des passages instrumentaux marquants, comme à la fin de Live for the Kill avec le clin d’œil des violoncellistes d’Apocalyptica. Ce passage mémorable représente la seule véritable accalmie de l’album, et arrive juste à point pour permettre aux guerriers de récupérer un peu avant la bataille finale. Une autre belle surprise. Et finalement, Embrace of the Endless Ocean achève parfaitement le périple (la croisade ? Que dis-je, le carnage !). Les percussions y sont à la fois déchaînées et claires, et la longue finale termine l’album sur une note particulièrement planante.

Bref, Amon Amarth démontre avec ce dernier opus une superbe évolution, sans pour autant renier ses albums précédents. Le groupe a su trouver l’équilibre parfait entre le passé et l’avenir, et surtout entre le brutal et le raffiné. Malgré trois ou quatre chansons moins intéressantes et rapidement oubliées, Twilight of the Thunder God frappe continuellement dans le mille, et permettra assurément à Amon Amarth de conquérir de nouveaux territoires dans le vaste univers du métal.

  Information   Description
Critique par Hugo Vandal
Note 8
Profil du groupe Amon Amarth
Toutes les critiques de Amon Amarth
  Auteur Hugo Vandal
  Note 8
  Profil Amon Amarth
  Toutes les critiques de Amon Amarth
 
  Page 1 2 3 9