Il y a de ces groupes qui peuvent se vanter d'avoir réussi à pondre un album parfait. Un album qui rend la touche "skip" sur nos lecteurs de disque plutôt inutile. Whitesnake fait partie de cette classe à part qui a su livrer un album d'un tel calibre avec son éponyme en 1987. Depuis ce temps, la voix du groupe, David Coverdale, aura pondu une franche collection d'excellents produits sous différentes bannières. Aujourd'hui, Whitesnake est de retour avec un album qui se range à quelque part entre les airs blues de Slide it In et le rock moderne de Slip of the Tongue, tout en passant par le métal viril de Whitesnake. En effet, bien qu'il soit écrit 2008 sur la pochette de Good to be Bad, il serait facile de croire qu'il s'agit d'une faute de frappe et qu'il devrait plutôt y être écrit 1988. Tous les ingrédients qui font de Whitesnake un groupe si intéressant y sont, accompagnés d'une pincée de clichés qui feront sourire les nostalgiques autant que les néophytes.