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Wacken Open Air 2005
6 août 2005
Dernier jour de ce bétail qu'est le Wacken Open Air !!! Une autre journée de malade nous attend alors que Mob Rules, Dragonforce, Suffocation, Count Raven, Tuatha de Danann, Holy Moses, Axel Rudi Pell, Finntroll, Marduk, Hammerfall, Kreator, Equilibrium, Accept, SENTENCED et Godess of Desire monteront sur les planches. Gageons que nous finirons le tout en beauté, éreintés, mais avec le sourire le plus radieux de le planète !!!
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4h00 - Canada
10h00 - Allemagne
C'est l'heure du réveil après une trop courte nuit, les yeux peinent à ouvrir, mais le métal qui nous attend nous aide grandement à retrouver le sourire. Quelques flashes de la dernière soirée nous reviennent en tête, nous prouvant aisément que tout ceci est bel et bien vrai et que nous ne sommes pas en train de rêver le plus beau des rêves. Plusieurs bières et surtout un accès internet très instable ont meublé la fin de la journée 5, ce qui nous a forcé à vous informer plus en détail seulement ce matin... Le reportage complet de la journée 5 est maintenant en ligne et la journée 6 se pointe le bout du nez. Le ciel est menaçant, il vente à écorner le gigantesque boeuf Wacken bien ancré entre les deux gros stages, mais nous sommes malgré tout souriants. La nuit aura permise aux travailleurs de revamper quelque peu le site avec des balles de foin qui boivent tant bien que mal le surplus d'eau accumulé au cours des derniers jours. Le soleil, quoique très souvent caché, nous réchauffe à l'occasion, avant la prochaine ondée qui elle, nous ramène rapidement à la réalité: météo de merde. À la manière d'un homme orchestre, on aimerait bien être des hommes météo pour parer à toutes les intempéries qui nous tombent dessus. Place à la musique !!!
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6h00 - Canada
12h00 - Allemagne
Premier arrêt, avant même le jus d'orange ou quoique ce soit d'autre, Mob Rules sur le party stage. La foule est parsemée, mais les fans présents sont prêts à montrer tout leur amour au band. Ils sont tights et leur musique démarre très bien la journée !!! Le son est bon, mais il se promène un peu en raison du vent qui est à son plus fort. La voix est excellente et bien placée à cette heure de lève-tôt et je me surprends même à taper du pied tellement c'est entraînant. Ils amorcent le spectacle avec "Black Rain" du plus récent album et enchaînent avec un paquet de pièces des quatre albums mélangés. Un bon départ !!!
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6h50 - Canada
12h50 - Allemagne
Dragonforce amorce son set, mais comme nous allons les voir bientôt et qu'ils se pointent pendant une retentissante averse, nous prenons une pause pour vous offrir ces quelques lignes. On l'entend au loin et ça semble sonner très bien. Pierre vous a pris des photos que nous posterons à notre retour à la maison. Prochain arrêt : Suffocation !!!! J'ai finalement, première bière en main, décidé d'aller voir une pièce live, car ma première expérience de Dragonforce remonte à longtemps, l'été dernier en Suède. Je peux vous assurer une chose, ils sont rapides comme c'est pas permis et c'est tight au possible. Tel que l'an dernier, ils ont un fun noir ensemble sur scène et la foule se masse au fil de leur performance.
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8h00 - Canada
14h00 - Allemagne
Suffocation prend Wacken d'assaut... C'est lourd et méchant !!! Ils nous offrent, entre autres, "Funeral Inception" et "Infecting the Crypts" comme une arme de destruction massive déferlant sur le site du festival. Frank, au chant, a de la jasette et il remercie les fans européens de leur appui pendant toutes ces années, car ce n'est pas toujours possible de venir tourner de "l'autre côté". Il mentionne aussi que les amateurs de death sont des vrais amateurs et que c'est comme ça depuis le début des années '80. Gageons que leur visite chez nous en novembre sera à nouveau intense !!! En quittant vers l'arrière, nous jettons un oeil sur Count Raven et je comprends tout de suite pourquoi je ne les avais pas mis à mon horaire perso, c'est lent et très peu performant et ça ne tombe pas dans mes cordes. Désolant, dire que les nombreux amateurs de stoner et de doom auraient sûrement aimé, mais bon... J'en profite finalement pour faire un tour au metal market afin d'acheter une bière Wacken et aussi, il faut bien l'avouer, pour voir le Devil Woman show un bref instant. En gros, disons qu'il s'agit d'un show de striptease sur du metal avec de fort jolies filles au physique attirant... Rien à voir avec la musique, mais intéressant quand même.
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9h20 - Canada
15h20 - Allemagne
C'est l'heure de la très courte prestation de la formation brésilienne Tuatha De Danann dans le cadre du Metal Battle sur le WET stage, tout au fond à droite du site. Il s'agit là d'un des spectacles auxquels je m'étais promis d'assister étant donné que la chance de les revoir risque de ne jamais refaire surface. C'est tassé dans la petite tente, mais on respire et on peut aisément bouger au rythme du folk metal des Brésiliens. En plus des instruments de base, ils utilisent deux types de flûtes qui créent une ambiance vraiment plaisante et ça passe comme une bouffée d'air frais sur une journée encore plutôt éreintante. Les gens présents frappent des mains à l'unisson en permanence devant une prestation aussi inspirée. Le tout se termine, horaire oblige, après un beaucoup trop court 30 minutes, juste au moment où la foule est avec eux à 200%. Espérons de tout coeur une autre occasion pour se satisfaire totalement. En retournant vers la salle de presse, j'attrape quelques pièces d'Overkill sur le True Metal stage. J'aurai la chance d'entendre "Hello from the Gutter" et "Old School" qui, je dois bien l'avouer, étaient bien intéressantes. Pure thrash in pure old fashion !!! Fait à mentioner, les groupes nord américains font courir un peu plus les foules en raison de leur situation géographique et de leur relative absence, en comparaison à tout ces groupes européens, quand vient le temps de tourner ici.
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10h25 - Canada
16h25 - Allemagne
Pourquoi ne pas aller voir de quoi se chauffe la belle Sabina de Holy Moses... Toujours visible dans le backstage, gentille et très facile d'approche, elle devient une créature féroce une fois sur scène !!! J'attends les trois ou quatre dernières chansons pour me pointer, car elle m'a mentionné hier soir une collaboration avec M. Tom Angelripper de Sodom. Y'a pas à dire, c'est un phénomène que cette jolie femme dans la quarantaine. Elle rauque et beugle à souhait et se permet même quelques passages clean pendant qu'un de ses guitaristes s'occupe du côté encore plus brutal du vocal. L'avant de la scène est actif à souhait et la sécurité en a plein les bras. Sabina se tient à l'avant du stage et elle thrash comme un diable dans l'eau bénite... Très loin de la subtilité des autres déesses du metal nettement moins agressives. Mr Sodom, accompagné d'une bonne dizaine de membres du fan club d'Holy Moses, lui donne finalement un coup de main sur un chant traditionnel allemand à la toute fin du set, alors que la millième averse de la journée tombe sans merci sur les festivaliers. Comme je suis toujours au bon endroit au bon moment, style un stand de bouffe, le metal market, le tente de presse ou sous un arbre bien fourni quand la pluie s'abbat sur nous, je commence à craindre que quelque chose de bien pire pourrait m'arriver dans peu de temps. Je sens un genre de build-up au potentiel hautement négatif. Serais-je destiné à me retrouver la face dans un trou de bouette bien juteuse au lieu de subir une simple averse ??? Toujours est-il que je suis aux aguets quand vient le temps de traverser l'une des trop nombreuses marres de boue... Plus de détails plus tard.
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11h40 - Canada
17h40 - Allemagne
Un autre des spectacles que j'attendais est sur le point de commencer... Nous nous dirigeons tous ensemble vers le True Metal stage pour voir l'excellent Axel Rudi Pell, accompagné à la batterie du non moins excellent Mike Terrana. Loin de la performance "guitaristique" à laquelle je m'attendais, ça sonne plus comme un show de plain hard rock simple, mais quand même efficace. Ça rock, mais comme mes attentes étaient toutes autres, je suis quand même déçu. Je jase avec Pierre qui lui trippe solide, car il savait peut-être plus à quoi s'attendre. Quelques Hell's Angels allemands assistent à la prestation tout juste devant nous et ils chantent les paroles à 100% comme une bonne partie de la foule autour de nous. Les pièces entendues sont "Nasty Reputation" et "Strong as a Rock" en début de spectacle.
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12h55 - Canada
18h55 - Allemagne
Mis à part celles sur les deux grandes scènes en raison de l'espace, la prestation de Finntroll fut la plus courue du festival. En fait, plusieurs, moi y compris, croient qu'ils ont été placés sur la mauvaise scène et qu'ils auraient mérité une place sur le black stage. Toujours est-il que la foule est MASSIVE et qu'il y a bien peu d'espace pour bouger devant le petit Party stage. Les gens sont debout dans les urinoirs et sur les toilettes chimiques, de même que perchés dans les arbres les plus près. Quant à nous (Kim, Creepin' et Deadzone), nous sommes tout juste sur le côté de la scène, hors du site, montés sur une bonne butte de verdure... La place idéale pour ne rien manquer et éviter la boue. Le spectacle démarre sur un "Good afternoon Wacken, the party starts here !!!!" et ils y vont en lion. C'est le cas de le dire, le party est pogné et même une autre retentissante averse pendant les deuxième et troisième pièces ne parviennent pas à refroidir la foule. Au programme, des pièces de chacun de leurs albums et beaucoup d'interactivité. Petit point négatif s'il en est un de mon côté, les pièces sont passablement plus rapides que sur les albums, ce qui les rend quelque peu moins mélodiques et folkloriques. Un excellent show néanmoins. Autre côté négatif en rapport au spectacle de Finntroll, mais n'ayant absolument rien à voir avec leur performance : j'ai manqué Marduk au grand complet !!!! Bien qu'il s'agisse là d'un choix totalement personnel, c'est l'un des côtés négatifs de ces grands festivals, il y a beaucoup de groupes qui jouent sur beaucoup de scènes et plusieurs bons groupes jouent en même temps. Il faut parfois faire des choix déchirants et celui de Finntroll contre Marduk en fut un majeur. Mais bon, on y va en fonction de ses intérêts et de ses passions du moment, donc les erreurs sont peu fréquentes.
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14h10 - Canada
20h10 - Allemagne
C'est ensuite avec la pièce de Supertramp "It's Raining Again" dans la tête que nous nous dirigeons vers le True metal stage pour voir Hammerfall. Bien qu'ils soient à quelques jours de leur première visite chez nous (ce vendredi !!!!), où nous pourrons les apprécier de bien plus près, nous tenons tous à voir ce dont ils sont capables sur une belle et grande scène. D'entrée de jeu, impossible de passer outre la beauté de la scène, deux immenses glaciers sont disposés de chaque côté de la scène et un passage est érigé derrière le batteur. Ça look et c'est assurément trop gros pour la scène de l'Impérial, nous donnant ainsi une autre bonne raison d'y assister. Ils nous offrent "Riders on the Storm" comme première pièce et enchaînent (pas nécéssairement dans l'ordre ni exhaustif) avec "Renegade", "Let the Hammer Fall" et "Hammerfall" avant que les averses reprennent de plus belle avec beaucoup d'intensité. Je décide alors de trouver refuge dans la tente de presse pour vous préparer quelques lignes et pour casser la croûte avant Accept et les autres à venir. De ce que j'ai pu voir, les gars d'Hammerfall sont de véritables professionnels, ils savent comment aller chercher la foule et je suis certain que nous aurons bien du plaisir vendredi à l'Impérial.
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15h25 - Canada
21h25 - Allemagne
Par curiosité et comme certains semblent bien heureux de le voir là, je décide d'aller voir Martin Kesici, le deuxième surprise act du festival sur le Party stage. Un bref coup d'oeil sur son site internet nous permet de constater qu'il a récemment fait un album avec la belle Tarja de Nightwish et on se met à rêver de sa probable présence, étant donné la présence de Nightwish sur le festival deux jours plus tôt. Ce ne fut malheureusement pas le cas et la surprise (comme dans surprise act !!!) n'est pas à tomber sur le postérieur. C'est du hard rock ultra simple, mais malgré tout efficace pendant trois pièces seulement, car il n'a que 15 minutes pour se faire valoir. La dernière pièce interprétée, "God Bless You", déclanche une série d'explosions assez intéressantes pour le party stage. Un de mes mauvais choix, j'aurais dû aller voir un bout de Kreator même si je les ai déjà vus à plusieurs reprises (j'entends par contre "Phobia" et "Extreme Aggression" tout au loin alors que j'ai une bonne vue sur la foule qui s'en donne à coeur joie)... Je voulais par contre avoir un bon spot pour ce qui s'en venait sur la même scène : Equilibrium.
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16h00 - Canada
22h00 - Allemagne
Ayant « enduré » le court set du special act Martin Kesici, je suis bien positionné pour la prestation suivante : Equilibrium, un des groupes qui m’intrigue le plus à ce Wacken 2005. Un semblant de sound check, quelques notes de chaque instrument sans plus, nous porte à croire que la soirée est loin d’être terminée, car les applaudissements fusent déjà de partout. C’est finalement avec environ dix petites minutes de retard que la joyeuse bande de fêtards se met au boulot et on sent aisément que le party va prendre à nouveau. Ils se positionnent tranquillement au son de l’intro musicale, on dénombre cinq gars et deux filles, l’une à la deuxième voix, l’autre à la basse. Here we go… C’est puissant, mais un peu statique, probablement en raison du grand nombre de membres sur la petite scène. Les deux voix masculines sont l’œuvre d’un seul et même chanteur, elles sont justes et quasi intégrales, bien complétées par une jolie voix féminine. La petite touche de folklore présente dans leur musique met le feu aux poudres une fois de plus et la foule entière tappe du pied pendant que la bouette nous « frise » jusque dans le dos !!!! Au fond, comme il ne reste que quelques heures à ce grand party metal, on s’en fout pas mal et on fait la fête avec tous les autres… Les pièces s’enchaînent et le party s’intensifie, définitivement l’une des prestations les plus inspirées du festival si on fait abstraction de la relative immobilité de la formation. Je quitte au début de la sixième pièce afin de rejoindre les autres dans le backstage et d’avoir le temps de prendre une bière avant la tête d'affiche du festival : Accept.
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16h45 - Canada
22h45 - Allemagne
Bière en main, large sourire dans le visage, de la bouette partout, partout, partout… La fin approche et il est maintenant temps de participer activement au retour en force de Mr. Udo Dirkschneider et de sa bande de vieux routiers : Accept. Les hits fusent de toutes parts et la foule, bien que visiblement épuisée, y va de ses derniers soubresauts d’énergie. L’éclairage est titanesque, il illumine la portion spectacle du site en entier, voilà l’éclairage d’un grand headliner… La petite roulette du compteur Hydro Allemagne doit tourner vite en maudit !!!! Bien reposés après toutes ces années de repos, les Allemands nous offrent "Living for Tonight", "London Leatherboys", "Metal Heart", "Up to the Limit" et "Flash Rockin’ Man" en début de spectacle. Même si je suis heureux de les voir enfin, il manque quelque chose pour que cette expérience soit complète… Comme si je commencais à douter d’en sortir totalement rassasié. Le son est bon, les éclairages sont massifs, la foule est enjouée et participante, mais je ne suis comme pas totalement dedans. Serait-ce la fatigue ou le simple fait qu’Udo et compagnie semblent avoir pas mal vieillis (comme si je ne le savais pas avant le show …) depuis tout ce temps ? Toujours est-il que je n’en retire pas la satisfaction escomptée pour l’instant et que je décide, en compagnie de Deadzone, de finir ma bière au bar afin d’avoir l’occasion de dire au revoir à Kim qui nous quitte tôt, car son avion est dans quelques heures à peine. J’en profite également pour ingurgiter un bon burger de steak cuit sur le grill … Hmmmmmmm ! Le personnel s’affaire dans la tente de presse, on débranche tranquillement le matériel et on déplace le mobilier en cette fin de festival. Le réseau sans fil, instable tout à l’heure, est maintenant chose du passé. L’écran plasma au fond à gauche est toutefois encore fonctionnel et nous y regardons la suite de la performance d’Accept du coin de l’œil. Dernière (???) bière en main, nous retournons sur le site vers minuit au son des premières notes de "Fast as a Shark", le classique des classiques de la formation !!! La version est très rapide et, même si ça peut paraître impossible, difficilement reconnaissable. Ils y vont ensuite de "Princess of the Dawn", "Burning", "I’m a Rebel" et l’incontournable "Balls to the Wall" au cours de laquelle le kit sans fil de Wolf Hoffman fait défaut. Udo nous montre alors tout son talent et son expérience en faisant chanter en chœur les dizaines de milliers de metalheads sur place qui ne demandent pas mieux que de le suivre partout où il les mènera. Le set se termine sur un feu d’artifice fourni et impressionnant pendant que la formation salue la foule qui se disperse rapidement. Peut-être pas le résultat escompté, mais un très bon moment malgré tout.
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18h45 - Canada
00h45 - Allemagne
Même si plusieurs sont maintenant au (ou en direction du) pays des rêves, ma soirée est loin d’être terminée puisque j’ai encore rendez-vous avec Sentenced et Goddess of Desire. Déçu de leur performance l’an dernier au Gates of Metal, en Suède, en raison de l’état d’ébriété avancé de Ville, je prie pour que mes adieux à Sentenced soient réussis. Avant le début du spectacle, comme si elle voulait s’assurer qu’on ne l’oublie pas de sitôt, dame météo nous offre peut-être son averse la plus fournie de la fin de semaine. Je constate alors qu’il n’est pas trop évident de trouver le trou pour la tête dans un imperméable plié en 80 … résultat : je suis trempe une fois l’imper bien en place … merveilleux !!!! Sentenced fait fi de la pluie et entame son dernier spectacle en Allemagne, de même que son dernier gros show Open Air, sur Excuse me while I kill myself. Ville, qui aux dires de Pierre trinquait à l’eau en après-midi, semble en pleine forme, sa voix est sublime et il a les deux pieds fermement sur terre. Il mentionne au public que comme c’est leur dernier show ici, ce sera « no bullshit, all music » ce soir. Il changera le tout pour « no music, all bullshit » à la blague un peu plus tard avant d’entreprendre la très appropriée The Rain Comes Falling Down. Suivent ensuite les May Today Become the Day, Bleed, Ever-frost et Broken pendant que la pluie ne cesse de tomber sur nos têtes. Le black stage étant démesurément haut, il est difficile quand on est aux premiers rangs de voir les musiciens dès qu’ils reculent le moindrement … l’écran géant entre les deux scènes devient alors très utile. Bien différent de leur prestation de l’an dernier, le spectacle est sans failles, varié à souhait et tout en puissance. La tristesse s’empare de moi en douce au fil des pièces, non seulement est-ce la fin d’un voyage encore une fois mémorable mais c’est aussi la fin d’un grand band que plusieurs n’auront jamais la chance de voir. Le groupe nous offre par la suite Farewell, No One There, Cross my Heart and Hope to Die de même que Vengeance is Mine que Ville présente comme une pièce sur le gentle art of skull fucking. La prestation se termine sur la dernière pièce du dernier album de la formation, The End of the Road, la portion instrumentale de la fin est alors majestueuse et interprétée de façon intégrale. Le rappel tant souhaité ne vient pas. Bien que beaucoup trop court, ce concert m’aura permis de me remettre en bon termes avec Sentenced avant de les voir commettre l’ultime suicide longtemps effleuré dans leurs paroles.
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20h00 - Canada
02h00 - Allemagne
Il ne reste maintenant que deux spectacles à ce Wacken 2005 : Onkel Tom sur le party stage et Goddess of Desire sur le WET stage. Ma curiosité (et aussi le fait que je ne veux voir ce voyage se terminer encore) me pousse vers l’arrière du site pour le metal simple et carré de Goddess of Desire. La tente se remplit assez rapidement, alors qu’un centième orage fait rage à l’extérieur. La foule se dispersera ensuite au fil de la prestation de la formation, mais je resterai jusqu'à la toute fin. Des problèmes techniques retardent le début du spectacle d’environ 15 minutes et c’est finalement sous un nuage de fumée que le band fait son entrée, épées fermement en main et costumes comme aux pires années de Manowar… Le batteur porte même un « cock » en forme de tête de mort. Un peu ridicules, ils se prennent au sérieux et leur musique, bien que simple au possible, fait rapidement oublier leurs accoutrements. Ça rock dans la tente pendant que dame nature s’en donne encore à cœur joie à l’extérieur. Au tiers du spectacle, l’une des marques de commerce de la formation, quatre jolies demoiselles font irruption sur la scène pendant la pièce "Teacher’s Pet" afin de maltraiter de vilains étudiants… Elles termineront bien sûr la pièce en petite tenue pour encore plus de méchanceté !!! Leur présence sera requise deux autres fois au cours du spectacle, dont l’une pour une crucifixion assez particulière. Faisant abstraction de la présence féminine sur scène, les membres de Goddess of Desire en mettent plein la vue et je ne regrette pas le moins du monde l’heure de sommeil que je perdrai en raison de ma présence ici. Je ne connaissais la formation que de réputation et je dois avouer avoir été agréablement surpris par leur habileté sur scène. Somme toute, une agréable fin de festival s’il en est une… Je retourne à la tente en tentant d’éviter les marres de boue, le sourire aux lèvres. Une fois à la tente, je constate que la nuit sera de courte durée, car il se fait non seulement tard (environ 3h30am), mais aussi car les voitures qui quittent le site le font avec bien de la difficulté et comme notre tente est tout juste au bord du chemin, nous somme aux premières loges du festival du avance/recule et pèse sur la clutch.
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