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Immortal
  All Shall Fall :: 9 novembre 2009

La fin du monde est à nos porte et qui de mieux qu’Immortal pour jouer le rôle du messager. Après un hiatus de 7 ans, Immortal nous reviens avec son huitième opus intitulé All Shall Fall qui poursuit là où Sons Of Northen Darkness avait laissé. On est loin de At The Heart of Winter ou Pure Holocaust mais l’effort est plus que louable.



Dès le départ, la pochette ornée d’un corbeau en dualité qui fait office de portail symbolise bien qu’une fois la Fin venue, les carnassiers mangent les morts. D’une esthétique recherchée et rafraichissante (si vous mettez la main sur l’édition spéciale en vinyle qui s’ouvre en 4 parties, vous comprendrez), on tranche de façon nette avec les albums ultérieurs où Immortal prenait de grotesques poses de lutteurs…



Produit par nul autre que Peter Tagtgren, All Shall Fall ne diffère pas des autres albums d’Immortal sauf sur un point; l’atmosphère dramatique. Cette fois-ci, on se croirait vraiment en hiver, avec la neige qui craque sous nous pieds alors qu’on entend au lointain la voix d’Abbath nous raconter de sanglantes et glorieuses batailles de sa Norvège natale.



Refus d’évoluer ou satisfaction d’avoir entre les mains une formule gagnante, le trio infernal ne se casse pas la tête avec le vocal ou les riffs. L’approche est sensiblement la même : Usage intense du tremolo picking, riffs lents et lourds et le son caractéristique qui a fait d’Immortal des pionniers du Black. Ce que je retiens toutefois, c’est la qualité de production. Là ou bien des groupes de Black se contentaient de sous-production sonore à la fin des années 90 (ce qui avait contribué à miner la crédibilité du genre), All Shall Fall se distingue par le fait que tous les instruments sont audibles et que l’ensemble des titres offrent une acoustique où les vents et autres effets viennent renforcer l’impression de froid et de mort hivernale.



La pièce titre ouvre l’album de façon efficace et nous met en appétit pour le reste. Les pièces les plus fortes de l’album sont sans contredit The Rise of Darkness, Hordes To War et Artic Swarm, toutes trois très bien rythmées et empreintes de touches mélodique et d’arrangements acoustiques  qui constitue l’élément de nouveauté de cet album. Quant à Norden On Fire, on met la pédale douce pour une rare fois et c’est bien. Aux percussions, Horgh n’en fait pas trop et ses beats enrobent bien les différents  bridges  qui ponctuent la galette. Quant aux paroles, je dois avouer que Demonaz  s’améliore d’un album à l’autre. Sa prose est froide, sombre et nous fait voyager loin.



Emprisonné dans une forme de complaisance depuis quelques années, le Black est un genre qui avait besoin d’un bon coup de pied au cul et c’est ce qu’Immortal a réussi à faire avec All Shall Fall. Mais contrairement à ce qu’on aurait pu croire, Abbath et sa bande le font avec nuance et subtilité.


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Critique par Francis Lucifuge
Note 8
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