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Divine Heresy
  Bringer of Plagues :: 19 octobre 2009

L’automne amène son lot de sorties d’albums. Mais qu’en est-il de ceux qui paraissent l’été alors qu’on part pour les vacances, que l’on se défonce à fond pour ramasser un pécule pour faire face aux nombreux concerts que les saisons mortes amènent? Paru à la fin juillet, le deuxième album de la bande à Dino Cazares mérite de faire partie de la collection de tout amateur de métal qui se respecte.


Après un premier effort convaincant avec Bleed The Fifth en 2007, Divine Heresy nous revient avec Bringer Of  Plagues, une galette intense, agressive et mélodique. Le départ éclatant du vocaliste Tommy Cummings en avait laissé plusieurs perplexe quant à l’avenir du nouveau projet de Cavares. Travis Neal, ancien de The Bereaved, a su prendre sa place sur l’album avec brio en criant comme un défoncé. Sa voix est propre, pas trop criarde et poussée style Hard Core.


Les riffs sont d’influence thrash, versent vers le deathcore à l’occasion,  sont très rapides et exécutés avec beaucoup de savoir-faire. L’album débute en force avec Facebreaker, une pièce extrême où le bass drum et les blast beats de Tim Yeung donnent le ton à l’ensemble de l’album.  À dire vrai, une grande place a été accordé à ce dernier et il est littéralement lâché lousse, tel un chien enragé. La force de l’album réside en une production de qualité et des pièces accrocheuses, brutales et empreintes de mélodies recherchées comme The Battle Of J. Casey et Redefine.


    Malgré le talent évident des différents protagonistes, des refrains accrocheurs et l’ajout de solos (quasi inexistants sur Bleed The Fifth), Bringer Of Plagues laisse toutefois un sentiment de répétition. Les blast beats et riffs industriels à la Fear Factory, c’est bien beau, mais on sent que la coupe déborde par moments, i.e. Anarchaos et Facebreaker version instrumentale.


    Alors que j’écris ces lignes, Cazares aura fort probablement repris les reines de Fear Factory et de ce fait signé l’arrêt de mort de Divine Heresy. Dommage, compte tenu de la tournure du processus évolutif  entamé depuis 2007, il aurait été intéressant d’entendre un troisième opus. Qui sait? Cazares a même laissé filtrer l’info qu’il gardait  ouverte la possibilité d’ouvrir la prochaine tournée de Fear avec nul autre que Divine Heresy!  L’égo de Dino est proportionnel à son ambition, mais à vouloir trop en faire…

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Critique par Francis Lucifuge
Note 7.5
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  Auteur Francis Lucifuge
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