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Dark Funeral
  Angelus Exuro Pro Eternus :: 21 janvier 2010

Des anges qui brûlent sur une terre dévastée sous le regard d’une figure démoniaque qui flotte dans un ciel couvert de volutes de fumée, ça vous branche? Moi oui et si vous ne pigez rien au latin, consolez-vous! La pochette (fort agréable à regarder), est la traduction graphique du titre. Les amateurs de métal qui n’aiment pas les paroles blasphématoires et les blast beats se tiendront donc loin du dernier opus de Dark Funeral.  Pour les autres qui, comme moi, auront attendu 4 années au purgatoire, eh bien disons que vous en aurez pour votre argent lorsque les portes infernales s’ouvriront sous l’attaque sonore que représente  Agelus Exuro Pro Eternus.  


Ce 5ième album de Dark Funeral marque le retour du fameux  Peter Tägtgren à la réalisation. Le hiatus semble avoir porté ses fruits, car l’album sonne comme une tonne de briques et le vocal de Caligula est l’un de ses meilleurs jusqu’ici. Les alchimistes de Dark Funeral ont gardé la même formule en y ajoutant un soupçon de subtilité, restant près de leurs racines noires et consolidant ainsi leurs acquis. Qui leur en tiendra rigueur? Ces types font parti des pionniers du Black et n’ont de compte à rendre qu’à eux-mêmes. N’empêche que lorsqu’on est responsable d’avoir enfanté des  classiques sulfureux comme Diabolis Internum ou Vobiscum Satanas, les attentes sont élevées.


C’est donc dans cet  état d’esprit que j’ai entrepris l’écoute d’Angelus. Fait surprenant, ce sont les pièces les plus lentes comme In My Dreams et My Funeral qui m’ont accroché en premier lieu, alors que les plus rapides ont pris 2 ou 3 tours de piste supplémentaires pour se greffer à mon conduit auditif de façon permanente. Je retiens donc Declaration Of Hate (la meilleure à mon humble avis), la pièce titre ainsi que Demon Of Five comme les autres moments forts. Le départ de Matte Modin à la batterie m’avait laissé perplexe quant à l’angle d’attaque que les gars de Dark Funeral allaient opter. L’arrivée de Nils Fjällström derrière les percussions n’est pas une mauvaise nouvelle en soi; c’est un des batteurs les plus sous-estimés du Death Metal et il a fait ses preuves dans de nombreux groupes dont Aeon. Mais battre les peaux sur du Death ou en battre sur du Black, ce sont deux mondes différents. Mon bémol par rapport au jeu de Nils, c’est qu’il fait un usage parfois abusif des toms. C’est sa signature et c’est probablement la raison pour laquelle Tägtgren a lié les envolés vocales de Caligula avec la batterie et non avec les guitares, contrairement aux galettes précédentes.


Il y a une mélodie, une ambiance intéressante qui ressort de tout ce chaos et ce, sans avoir recours à aucun clavier. On décèle un aspect symphonique et l’addition d’une chorale vient rehausser le propos de l’album. Le rythme est soutenu, fluide et les riffs sont parsemés de ralentissements brutaux et de solos bien ficelés. Je ne peux cependant vous parler de la basse, car elle est littéralement enterrée sous un mur de son et c’est bien malheureux, car l’album y aurait gagné en profondeur. Néanmoins, le bûcher pour l’Humanité est prêt et Dark Funeral y fout le feu à  nouveau. Brûlons en chœur!

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Critique par Francis Lucifuge
Note 8
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