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Iced Earth
  Framing Armageddon :: 27 août 2007

Depuis le temps que cela nous avait été promis, Iced Earth est enfin de retour avec le premier volet du concept autour de l’album acclamé, Something Wicked This Way Comes. L’habileté de Jon Schaffer à pondre des morceaux se mariant à un concept n’est plus à mettre en doute. En effet, on se souvient de The Dark Saga, qui racontait, d’une façon très touchante, l’histoire de Spawn, célèbre personnage de Todd McFarlane. Avec plus d’expérience, une formation très différente et un chanteur commençant à prendre sa place, est-ce que Jon Schaffer aura su rencontrer les attentes des fans ? Cette dissection de Framing Armageddon nous le dira peut-être…

 

L’album s’ouvre sur des percussions frénétiques sur lesquelles se construit un semblant de mélodie. L’air est en fait très familier. D’ailleurs, tout au long de l’album, Jon intègre des petits passages marquants de la trilogie Something Wicked. Loin d’en abuser par manque d’inspiration, l’intégration de ces mélodies est très subtile. En fait, il s’agit beaucoup plus d’un clin d’œil aux fans qui attendaient impatiemment cette parution!

 

La première vraie pièce de l’album, "Something Wicked pt. 1", démontre bien ce à quoi l’auditeur aura droit : de la rythmique précise, des mélodies et une performance vocale plus qu’adéquate. Rappelons également le retour de Brent Smedley derrière les peaux. Certainement le batteur au jeu de pieds le plus nuancé de l’histoire de Iced Earth, il constitue un élément clé de la qualité de Framing Armageddon. Peu importe la qualité de la performance des musiciens, que serait un album sans de bonnes compositions ? Tout le monde connaît la tendance de Jon Schaffer à se recycler lui-même. Cette fois, il sort fréquemment des sentiers battus. Fini le "galopage" frénétique parsemé de mélodie. On a droit à beaucoup de travail d’harmonisation et les compositions collent à merveille au concept. Génial, direz-vous peut-être ? Tout dépend de ce que vous voulez entendre. Il sera beaucoup plus difficile de taper du pied sur cet album puisqu’il est entrecoupé de passages plus théâtraux. Les chansons sont aussi plus progressives que ce à quoi nous sommes habitués.

 

Il y a plusieurs pièces dignes de mention sur Framing Armageddon. L’une d’elles est la lourde et écrasante "Order of the Rose". Avec son "riff" lourd et son tempo modéré, toute la place est laissée à Ripper Owens pour briller dans les belles mélodies du vocal. Pour les fans des ballades de Iced Earth, "The Clouding" sera très satisfaisante. En fait, la fin de l’album est beaucoup plus intense que le début et c’est parfait ainsi. Ce qui fait l’efficacité de cet album concept, c’est la montée et la construction du point culminant du début à la fin. La chanson la plus violente, et qui se rapproche le plus du Iced Earth qu’on connaît, est la pièce titre, "Framing Armageddon".

 

De bonnes chansons, un concept solide et bien imagé et un groupe toujours aussi efficace font de cet album un autre bon titre dans la discographie d’Iced Earth.

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Critique par Fred Laroche
Note 7.5
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  Auteur Fred Laroche
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