Plusieurs attendaient cet album de
Iced Earth, surtout avec toute la polémique entourant l?album durant sa phase de conception : le départ de
Matt Barlow, l?arrivée de
Tim « Ripper » Owens (ex-
Judas Priest) au chant et un concept sur l?histoire de l?Amérique : de quoi en laisser plus d?un perplexe.
John Shaffer avait définitivement quelque chose à prouver à ses admirateurs. Est-ce que
The Glorious Burden sera le tremplin vers un nouveau départ pour le groupe, ou tout simplement vers une chute imminente?
À première vue, rien d?extraordinaire avec
Star Spangled Banner, l?hymne national américain revampé à la
Iced Earth. On peut toutefois remarquer dès les premières notes que la qualité est de mise au niveau de la production.
Après une introduction qui nous donne le pressentiment que l?on va assister à un album des plus patriotique,
Declaration Day emboîte le pas et nous prend par surprise avec ses lignes de chants accrocheuses.
Ripper se montre, dès le départ, à la hauteur du style du groupe.
En écoutant les chansons et en parcourant le superbe livret à saveur historique, on s?aperçoit rapidement que
Iced Earth est loin de nous avoir servi des restes de table. De l?emballage à la musique, rien n?a été négligé. Tout est méticuleusement soigné.
L?album, aussi solide soit-il, possède tout de même un petit talon d?Achille.
When the Eagle Cries, bien que pas mauvaise musicalement, fait un peu pitié avec ses paroles relatant les évènements du 11 septembre. Bien que le thème ne porte pas au rire, la chanson possède un style d?écriture à faire grimacer, tout comme le ferait un bonbon trop sûr. Et on va même jusqu?à nous l?offrir en deux versions différentes.
Des chansons telles que
The Reckoning, déjà connues sur le EP du même nom,
Attila, incorporant des ch?urs sublimes,
Hollow man, mélancolique,
Red Baron, avec son refrain criard et ses mélodies tordues puis enfin
Waterloo, avec sa sonorité « Maidenesque », ne tarderons pas à être considérées comme les grandes favorites.
Si vous croyez avoir tout vu et tout entendu, vous êtes dans l?erreur totale. En effet, le deuxième disque nous en offre autant sinon plus que le premier. Titré
Gettysburg (1863) et incluant trois chansons, dont deux d?une durée de plus de 12 minutes,
Iced Earth nous transporte dans une dimension presque cinématographique. Accompagnés de l?Orchestre Philharmonique de Prague et d?effets sonores ahurissants, on nous donne droit à des morceaux tout à fait savoureux et mémorables.
John Shaffer et sa bande ont mis le paquet pour nous dévoiler un album pour lequel nous pouvions imaginer le pire des scénarios.
Tim « Ripper » Owens a fait un travail remarquable au chant et prouve qu?il peut faire les choses différemment, à la hauteur de ce qu?aurait fait
Matt Barlow. Espérons un accueil favorable à son égard par les admirateurs du groupe.
The Glorious Burden est un album puissant et surprenant. Certainement un des meilleurs albums de
Iced Earth à ce jour.