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Neuraxis
  25 juillet 2008

Quelques semaines avant de s'embarquer sur la tournée Summer Slaughter, entre la sortie du nouvel opus de Neuraxis et les préparations pour le tournage d'une vidéo, Alex Leblanc s'entretient avec Fred Laroche pour parler de l'enregistrement de l'album, de la tournée à venir ainsi que de son intégration au sein du groupe.
  Fred Laroche :: CDM
Q Salut Alex, comment ça va?
  Alex Leblanc :: Neuraxis
R Salut Fred! En pleine forme!
  Fred Laroche :: CDM
Q Excellent! D’abord, raconte-moi comment ça va et comment vous vous préparez pour le Summer Slaughter qui s’en vient à grands pas.
  Alex Leblanc :: Neuraxis
R

Je te dirais que nous nous sommes pas mal préparés avec la petite tournée canadienne que nous venons de faire. De plus, nous avons un spectacle en fin de semaine au Quévillon Metalfest. Nous arrivons donc de la tournée en tête d’affiche avec Fuck the Facts sur laquelle nous jouions une heure en incluant 4 nouvelles chansons. Quand je dis 4 nouvelles chansons, je parle de 4 chansons réellement nouvelles en excluant les pièces que nous avions présentées en spectacle au cours de la dernière année. Nous avons donc eu l’occasion de pratiquer sérieusement ces nouvelles chansons et je vais t’avouer que je ne tiens plus en place à l’idée du Summer Slaughter.

  Fred Laroche :: CDM
Q Évidemment, vous allez jouer moins longtemps que sur une tournée en tête d’affiche alors à quoi pourrait ressembler votre sélection?
  Alex Leblanc :: Neuraxis
R

À ce niveau, c’est réellement la guerre parce que nous ne savons tellement pas quoi jouer! Nous revenons de la tournée canadienne sur laquelle nous avions une heure et, à peine descendus de notre nuage, nous devons couper 30 minutes de matériel. Imagine, en fin de semaine, nous ne jouons que 10 minutes de moins et nous ne savons pas quoi couper encore!

  Fred Laroche :: CDM
Q J’imagine que les membres du groupe ont tous leurs petites favorites?
  Alex Leblanc :: Neuraxis
R Oui, nous avons tous nos favorites. En fait, nous nous entendons sur les chansons que nous n’avons pas le choix de jouer. Il y a des chansons qui doivent faire priorité lors d’un spectacle de Neuraxis puisqu’il y a des morceaux que les gens ne nous pardonneraient pas de ne pas jouer. Il ne faut pas oublier que Neuraxis a 5 albums et que, même s’il y a du vieux matériel que nous jouons moins souvent, il faut absolument en inclure puisque le groupe tourne au Canada depuis Truth Beyond… et que les amateurs canadiens qui connaissent ces chansons veulent les entendre! Ensuite, nous sommes sur le Summer Slaughter pour promouvoir notre nouvel album alors il y aura une priorité sur les nouvelles chansons c’est certain. Finalement, le choix est assez difficile! (rires)
  Fred Laroche :: CDM
Q Je comprends donc! Parlons-en du nouvel album. Comment s’est passée ta première expérience studio avec Neuraxis?
  Alex Leblanc :: Neuraxis
R Ça a été un processus totalement à l’envers de n’importe quel autre projet auquel j’ai pris part avec les autres groupes desquels j’ai fait partie. Avec Point Blank Rage et Atheretic, j’étais habitué de composer des nouvelles chansons et de les jouer en spectacle pendant presque un an avant d’aller en studio pour les enregistrer. Nous n’avions pas d’échéanciers à respecter alors nous prenions le temps de le mixer, de créer la pochette et tous les petits à côtés qui font que tu as un produit fini à offrir. Avec Neuraxis, nous venions de faire le dernier spectacle pour le cinquième de Galy le 7 décembre, après quoi nous avons signé avec Prostethic Records le 12 ou 13 environ pour recevoir l’échéancier du nouvel album 3 jours après! Ils nous ont annoncé qu’ils avaient 5 parutions majeures vers la fin de l’année, soit le nouveau Gojira et celui de Beneath the Massacre. Ils devaient donc sortir le nouveau de Neuraxis pour l’été, au plus tard. Pour y arriver, il fallait qu’on leur livre la pochette ainsi que tous les textes corrigés pour le mois de février et les enregistrements masterisés pour le premier avril. À ce moment, nous n’avions que la moitié de l’album de composé. Nous avons dû trouver quelqu’un pour la pochette et quelqu’un pour le studio dans un délai immédiat et surtout, nous devions avoir un album terminé de composé alors nous avons commencé à pratiquer jusqu’à 5 fois par semaine et nous nous sommes concentrés à terminer les chansons. Tout cela a donc été très vite. Ce que j’ai aimé, c’est que tous les membres donnaient leur avis sur tout. C’est définitivement un album de groupe et le résultat d’un bon travail d’équipe. Nous échangions nos idées même sur le jeu des autres membres. Parfois, je pouvais avoir une idée de rythme pour la batterie alors que Rob pouvait suggérer tel ou tel style. Tommy a écrit des paroles et composé quelques riffs. Ce n’était définitivement pas le processus cliché dans lequel un guitariste se pointe avec ses riffs et tout se construit autour de cela.
  Fred Laroche :: CDM
Q Crois-tu que le groupe ait bien performé sous la pression?
  Alex Leblanc :: Neuraxis
R Oui, nous avons définitivement bien performé sous la pression. Je crois que ça amène un processus vraiment différent. Je me souviens, quand j’étais jeune, je riais toujours à lire une entrevue avec un groupe qui disait s’être isolé sur une montagne au Tibet. Aujourd’hui, je te dirais que je comprends ce que c’est que de sortir de notre routine quotidienne et de créer artistiquement. Nous sommes donc rentrés en studio le lendemain de notre dernière pratique et avons travaillé pendant 25 jours sur cet album qui en est un quand même assez gros puisqu’il dure presque 50 minutes. Comme tu peux le voir, ça a été très vite. Personnellement, j’aurais aimé avoir quelques semaines de plus pour pratiquer les chansons dans notre local mais en bout de ligne, je crois que le fait d’aller en studio tout de suite aura donné un album qui ne semble pas surproduit.
  Fred Laroche :: CDM
Q Effectivement, un des points forts de The Thin Line Between est son ambiance organique…
  Alex Leblanc :: Neuraxis
R Tu sais, nous voulions quelque chose qui sonne bien, avec un son moderne, mais pas clair comme du cristal. Personnellement, je cherchais quelque chose de beaucoup plus lourd. Je crois que tout le monde a réussi à créer une bonne ambiance sur l’album.
  Fred Laroche :: CDM
Q Crois-tu que Jeff a réussi à bien recréer ce que tu avais en tête?
  Alex Leblanc :: Neuraxis
R C’est exactement cela que je voulais en fait. Je voulais que ça sonne ultra clair et précis parce que je savais que Tommy avait vraiment travaillé fort pour ses pistes de batterie en trouvant des rythmes vraiment originaux. En plus, j’ai deux guitaristes extraordinaires qui mettent beaucoup de subtilités dans leur jeu et c’était important pour moi que toutes ces nuances soient bien captées. Bien entendu, je chante d’un façon plutôt lourde alors je n’aurais pas vraiment bien sonné sur une production axée sur les hautes fréquences. L’ambiance lourde sur l’album fait en sorte que ma voix se fond de façon plus naturelle au mix.
  Fred Laroche :: CDM
Q Justement, puisque tu parles de ta voix, sur Live Progression, on a pu remarquer que tu étais très bien en mesure de bien reproduire les lignes de chant de Ian Campbell mais, sur l’album, tu sembles avoir pris une direction différente comme pour te démarquer…
  Alex Leblanc :: Neuraxis
R

Ok, à ce sujet, je vais ouvrir la parenthèse tout de suite et mettre les choses au clair! Depuis que nous avons mis Darkness Prevails sur le Myspace à la fin mai, je suis allé me promener sur les forums par curiosité pour voir ce que le monde en pensait. Je te dirais que 75% de ce que j’ai lu était négatif et même que le point qui revenait le plus souvent, c’était moi (rires) ! Il y a des gens qui disaient que ce n’était pas comme Trilateral, pas comme Truth Beyond…, pas comme Passage, bref, ils les ont tous sorti! Ils disaient tous que le son de Neuraxis avait changé et que c’était sûrement la faute du chanteur! Sauf que là, les copies promotionnelles sont envoyées et les critiques sortent et ce n’est plus pareil du tout. Les critiques qui écoutent l’album plus d’une fois et qui prennent la peine d’interpréter les chansons dans leur contexte se rendent compte que c’est définitivement le style pour aller avec la musique. Quand nous avons enregistré l’album, Jeff et moi avons beaucoup discuté au sujet de l’approche que je devrais prendre. Il me connaît bien et m’a vu souvent en spectacle. En pré production, nous nous sommes rendus compte que je chantais parfois un petit peu trop bas alors qu’en spectacle, je me tenais dans un registre un peu plus moyen. De plus, puisque l’album allait avoir une certaine visibilité au niveau international et que je suis un Canadien français qui vient de la Gaspésie,  je voulais vraiment travailler la prononciation. Donc, mes deux priorités étaient de chanter dans un registre moyen comme je le fais en spectacle et articuler parfaitement mon anglais. À ce moment, je ne savais pas trop dans quoi je m’embarquais puisque Jeff m’a littéralement fouetté pendant toute la session pour ma prononciation. Quand nous ne nous entendions pas sur une prononciation, nous faisions des téléphones pour avoir l’avis de gens qui étaient en mesure de nous aider. Neuraxis aura beau être du Death Metal, il y a quelque chose de propre et de sophistiqué dans la musique et je voulais arriver avec le même résultat. On s’entend, je suis un chanteur de Death Metal. Je n’essaierai jamais de passer à côté de cela, c’est ce que je fais!  Pourtant, je voulais donner une performance aussi précise que possible. On s’est aperçu que, dans les passages plus hauts, je ne sonnais pas vraiment naturel. J’en fais en spectacle et dans les vieilles chansons mais pour le nouveau matériel, ça ne donnait pas un résultat très naturel. Pour ce qui est de faire la truie et du gros gras sale, j’en ai essayé à quelques reprises sur l’album et ça n’avait tout simplement pas sa place! Nous y sommes donc allés avec une approche plus articulée et propre. Je ne voulais pas faire quelque chose qui avait l’air forcé du genre de faire des hautes fréquences et des cris de cochon pour la seule raison qu’il y en avait avant ! J’ai donc mis l’emphase sur les textes et leur rendu au lieu de faire en sorte que ma voix ne soit qu’un son dans le mix.

  Fred Laroche :: CDM
Q

Comme tu l’as mentionné plus tôt, vous avez rendu disponible Darkness Prevails au mois de mai. Lorsque j’ai entendu l’album au complet, je me suis dit que cette chanson ne représentait pas vraiment bien le reste de l’album mais en y réfléchissant, je me suis rendu compte qu’aucune des pièces sur The Thin Line Between ne représentait vraiment bien l’album tant elles sont différentes. Premièrement, pourquoi avez-vous choisi Darkness Prevails comme premier extrait et deuxièmement, si tu avais eu à faire ton choix, laquelle aurais-tu pris?

  Alex Leblanc :: Neuraxis
R

Eh bien mon choix c’était Darkness Prevails. Chaque pièce est complètement unique l’une par rapport à l’autre. Nous ne savions pas trop laquelle présenter comme premier extrait alors j’ai suggéré d’y aller avec la solution facile de sortir la première pièce de l’album. Nous avons proposé cette chanson à la compagnie de disques et les gens de Prostethic ont trouvé que c’était une bonne idée. Nous avions parlé de Versus aussi mais puisque nous l’avions déjà présentée en spectacle, nous pensions qu’il était préférable d’en sortir une fraîche, complètement nouvelle. D’ailleurs, nous allons tourner une vidéo pour Darkness Prevails. Tout à l’heure quand tu m’as demandé comment nous nous préparions pour le Summer Slaughter, je t’ai presque répondu que nous allions tourner une vidéo! En bout de ligne, n’importe quelle chanson aurait pu faire en même temps qu’aucune n’aurait fait l’affaire. Il n’y a pas de chanson qui représente vraiment tout l’ensemble de l’album et nous n’allions pas non plus lancer la pièce titre de plus de 8 minutes comme premier extrait.

  Fred Laroche :: CDM
Q En effet, c’est assez spécial de voir Neuraxis se lancer dans la composition plus épique avec une chanson de 8 minutes ou plus!
  Alex Leblanc :: Neuraxis
R Oui, en effet. C’est drôle puisque la première version durait quelque chose comme 6 minutes et demie. En la travaillant, elle a gagné un deux minutes supplémentaire! C’est effectivement peu commun pour Neuraxis, ou n’importe quel groupe de Death finalement, de faire une chanson de 8 minutes. En l’écoutant, je n’arrivais pas à trouver un passage qu’on aurait pu couper ou une longueur qui n’a pas sa place. Cette chanson est comme une grosse aventure. En plus tu as Luc qui se pointe là-dedans et là, on s’entend, j’en avais des frissons quand nous enregistrions cela!
  Fred Laroche :: CDM
Q Retournons un peu dans tes souvenirs, soit lorsque tu t’es joint à Neuraxis en tant que chanteur remplaçant. Au départ, tu devais être un remplaçant temporaire pour une courte tournée en Europe. Parle-nous donc de ton expérience sur cette tournée et de la transition entre le remplaçant temporaire et le nouveau chanteur de Neuraxis.
  Alex Leblanc :: Neuraxis
R Je crois que ça s’est fait tout seul. Quand le fait que Campbell allait quitter le groupe a commencé à se faire sentir, Neuraxis avait besoin d’un chanteur pour la tournée en Europe. Les gars avaient déjà quelques choix et moi, là dedans, je connaissais déjà bien Tommy puisque je pratiquais dans le même local que lui à un certain point. Il m’a vu à l’œuvre pendant 2 ans et je lui racontais toujours comment j’avais développé des nouvelles techniques pour réchauffer ma voix et je lui disais toujours que je me sentais prêt à essayer la vie en tournée. Il en a donc parlé à Rob en disant que pour remplacer Campbell, ça prenait quelqu’un qui avait de l’expérience et qui pourrait les suivre en fin de compte. Rob m’a appelé a m’a fait part de la situation en mentionnant qu’il y avait une tournée européenne de prévue mais que Ian allait quitter le groupe et que ça allait bientôt être annoncé. Il m’a demandé si j’avais le goût de faire la tournée et je lui ai répondu que oui! Il m’a donné la liste des pièces à apprendre et je me suis mis faire jouer les chansons à répétition chez moi et à les apprendre. Ensuite il y a eu le spectacle au Medley durant lequel Campbell a annoncé que je le remplacerais pour les prochains spectacles et sur lequel j’ai chanté une chanson sur la scène. Quand les gens ont su cela, ils étaient contents et ont bien réagi alors je suis parti en confiance. En plus les gars dans le groupe sont vraiment sympathiques. Nous n’avons pas eu de mal à bien nous entendre. Je sais que Rob avait parlé qu’il voulait faire la tournée avec moi à Eric Galy et Galy lui a répondu qu’il croyait que c’était une bonne idée et que s’il faisait la tournée avec moi, il y aurait des chances que je reste de façon permanente dans le groupe. Comme de fait, quand nous sommes revenus de tournée, nous avons fait une rencontre et ils m’ont demandé si je voulais rester. Je n’ai pas hésité une seconde à leur confirmer que oui! A partir de là, nous avons fait l’album live et à ce moment j’étais encore Alex qui émule la voix de quelqu’un d’autre sur les vieilles chansons. C’est pour cela que ça a donné un résultat plus ‘Campbell’. Il y a eu la tournée avec Martyr et les gars avaient quelques chansons de préparées et quand est venu le temps de rentrer en pré production, c’est là qu’est venu le vrai choc. C’était la première fois qu’on entendait vraiment la voix d’Alex avec la musique de Neuraxis. On écoutait cela en studio est personne n’était sûr de rien. Tout le monde trouvait cela étrange. D’autant plus que j’ai une approche un peu plus classique à écrire des paroles et placer les lignes de chants. Campbell avait une façon plus littéraire d’écrire alors que je suis plus classique.
  Fred Laroche :: CDM
Q

Quand tu as fait la tournée en Europe, est-ce que cela t’a prouvé que tu étais capable de le faire?

  Alex Leblanc :: Neuraxis
R C’est certain qu’avant de dire oui à Neuraxis, je voulais être certain d’être capable de supporter la vie en tournée puisque ce n’est pas fait pour tout le monde. Il y a la voix, mais il n’y a pas que cela. Il faut être capable d’endurer de mal manger et mal dormir pendant quelques semaines. Il faut s’entendre avec les gars avec qui tu joues. La voix n’est qu’une facette du rôle d’un chanteur dans un groupe. Un gars timide sur la scène n’aurait pas au sa place avec Neuraxis, on s’entend.
  Fred Laroche :: CDM
Q Justement, j’allais y venir. Depuis que les amateurs de Death ont la chance de te voir en spectacle, tu t’es mérité une réputation d’excellent ‘frontman’ et tes actions en spectacle sont parfois assez mémorables. Je pense notamment au Trois-Rivières Metalfest 2007 où tu t’es placé au milieu du Wall of Death pour remonter sur la scène avec le nez en sang. T’arrive-t-il d’avoir un moment de lucidité et de te demander ce que tu es en train de faire là?
  Alex Leblanc :: Neuraxis
R Oui! Tout à fait. Je te dirais que je suis en contrôle de ce que je fais dans pas mal tout ce que je fais et que je laisse mon adrénaline me contrôler à un certain point. Je laisse donc l’énergie me pousser tout en gardant les pieds sur terre. Cependant, je te dirais que l’adrénaline devient parfois tellement forte que je pose des actions, qui, un coup terminées, me font prendre conscience de ce que je viens de faire et je me dis : « Voyons, c’est donc bien cave ce que je viens de faire. Je fais cela à la lutte et je fais cela en show. » Ce sont deux choses extrêmes auxquelles je participe pleinement et je me laisse parfois emporter. Puisque tu en parles, l’histoire de Trois-Rivières, le gars m’a cogné le nez avec sa tête et je n’ai rien vu aller vraiment. Je saignais un peu et ce n’était pas plus grave que cela mais tu imagines s’il m’avait cassé le nez et deux palettes? Qu’aurais-je fait pour le reste de la tournée? Soit nous aurions tout annulé ou nous aurions fait les spectacles quand même en ayant l’air caves ! Imagines-tu? ‘Sch’alut tout l’monde on est Neurak’cfiss’ avec les dents cassées? (rires) Heureusement, je suis très prudent quand je fais des trucs pareils. J’essaie de ne rien prendre pour acquis et je sais que le succès c’est très éphémère alors je donne toujours tout ce que j’ai. Il faut travailler très fort pour demeurer au sommet. Si tu te relâches, il y a des dizaines de gars plus jeunes, plus fringants et avec moins de chemin de parcouru avec leur voix qui sont prêts à prendre ta place. Ce n’est pas un droit que j’ai de chanter sur scène, c’est un privilège. Combien de joueurs de hockey se sont fait tasser pour qu’un autre ait son contrat? Il ne faut pas voir cela comme de l’acquis qui nous est dû mais bien comme un privilège de faire de la musique et mettre l’effort pour mériter de l’avoir. Aussi, je sais que, pour ma part, quand je vais voir un show, je sais que le gars en avant aura bien beau ne pas être le meilleur, s’il donne tout ce qu’il a, ça fait toute la différence entre un bon show ou un show ordinaire. Les amateurs voient cela et respectent cela.
  Fred Laroche :: CDM
Q Nous allons d’ailleurs avoir l’occasion d’en avoir la preuve lors du Summer Slaughter à Québec et à Montréal. Vous avez tourné avec Dying Fetus il n’y a pas très longtemps en plus…
  Alex Leblanc :: Neuraxis
R Effectivement, ça va presque devenir une tradition annuelle de jouer à l’été avec Dying Fetus! En plus que c’était un peu imprévu puisque j’étais supposé faire la même tournée avec Atheretic mais comme nous avons annulé et que Galy avait besoin d’un groupe de support, il a demandé à Neuraxis. J’ai donc dû à la fois expliquer l’absence d’Atheretic et ma présence dans Neuraxis! Justement, particulièrement à Rouyn, le promoteur avait fait toute sa promotion avec Atheretic sur l’affiche mais n’avait pas eu le temps de la refaire en annonçant Neuraxis alors le soir du spectacle, il y en avait beaucoup qui étaient surpris de voir monter les gars de Neuraxis sur la scène. Pour augmenter l’effet de surprise, j’ai entendu à la dernière minute avant d’arriver moi-même alors nous avons eu droit à des regards confus! (rires) Ce qui est le plus drôle la dedans, c’est que Rob était convaincu que tout le monde à Rouyn savait que Neuraxis avait changé de chanteur mais personne ne le savait ! Ils ont vu les gars arriver un à un et ils ont réalisé que Neuraxis remplacerait Atheretic mais quand ils m’ont vu arriver, ils se sont tous regardé les uns les autres en disant « Hein, c’est le chanteur d’Atheretic ça??!! » Et puis, dans la foule en quelque part, il y avait Ian Campbell qui se faisait demander pourquoi il n`était pas sur la scène! (rires)
  Fred Laroche :: CDM
Q Merci beaucoup pour ton temps Alex! Au plaisir de se voir au Summer Slaughter!
  Alex Leblanc :: Neuraxis
R Merci à toi et à bientôt!