Dimmu Borgir
  Death Cult Armageddon :: 9 décembre 2003

Après un album aussi solide que Puritanical Euphoric Misanthropia, sorti en 2001, il était facile de penser que Dimmu Borgir allait plafonner et nous offrir un album quasi identique à son prédécesseur. Croyez moi, ce n'est pas ce qui est arrivé! La première chose qui a attiré mon attention lorsque j'ai mis la main sur l'album, c?est la pochette elle-même. Plus que modeste elle n'attire pas vraiment l'oeil et n'a vraiment pas le même style provocateur utilisé pour les 2 ou 3 albums précédents. Heureusement pour les fans, le contenu est loin d'être similaire au contenant. Il serait très surprenant de voir les fans tourner le dos à leur groupe favori après un tel effort?

Allons-y donc avec la musique ! Premièrement il faut avouer que certaines choses ont changées. Point de vue des guitares on ne retrouve plus autant de passages accrocheurs et fonceurs, l?ensemble est maintenant orienté vers les harmonies et les ambiances malsaines. On retrouve également l'orchestre philharmonique de Prague du début jusqu?à la fin contrairement à l?album précédent. Le résultat se tisse aux jeux des guitares de façon magistrale et nous transporte littéralement dans cet univers sombre et sans espoir que Dimmu Borgir a su créer au fil des années. Mustis, au clavier, se taille une place dans cet ensemble déjà très riche à l?aide d?une touche harmonieuse qui ne sature en rien le travail de ses confrères.

Les vocaux de Shagrath sont encore une fois très bien agencés à l'émotion qui se dégage des chansons. Vortex le bassiste, ajoute sa touche personnelle en chantant quelques passage cleans, certainement les mieux maîtrisés jamais entendu dans ce genre de musique, notamment dans la 2ième pièce, Progenies of the Great Apocalypse, mon coup de coeur sur l'album. Si vous avez la chance d?aller sur le site internet du groupe, je vous conseille d?aller visionner le vidéo clip de la chanson, vous serai agréablement surpris.

Comment parler de Dimmu Borgir sans mentionner Nicholas Barker, le cyborg de la batterie, qui vient donner à chaque pièce une surdose d'adrénaline grâce à un drumming ultra rapide et intense. Plusieurs se plaindront encore une fois du fait que le drum est assisté par des triggers qui rendent le tout un peu mécanique. Selon moi, cela n'enlève absolument rien au talent de ce dernier qui livre aussi bien la marchandise en spectacle que sur l'album. Chaque aspect de cette méga-production, qu?il soit musical ou sonore, a été exploité avec brio et fait de cet album un incontournable pour tout ceux qui aiment la musique du genre. J?irais même jusqu?à dire que cette oeuvre mérite d?être entendue par les amateurs de tous les genres de métal.

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Critique par Melissa Galipeau
Note 9
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  Auteur Melissa Galipeau
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